La cuisine est sur toutes les lèvres

Qu’il s’agisse d’un blog de cuisine, d’un chef amateur ou d’un vrai connaisseur : la nourriture, sa préparation et sa consommation suscitent un intérêt grandissant. La gourmandise est devenue tendance et prend également de l’ampleur chez les plus jeunes. Le 31 octobre 2018, le chef gastronome Nenad Mlinarevic, la restauratrice Vania Kukleta et le chef de produit Victorinox, Toni Haberthür ont discuté des effets de ces tendances sur les entreprises et les personnes concernées par la gastronomie, la gourmandise et les produits liés à la cuisine lors de la table ronde de Victorinox. La modératrice était Marina Villa.

« Il ne s’agit plus simplement de manger », a constaté Vania Kukleta, en se référant à son expérience de la gastronomie et de l’événementiel. « Les gens veulent pouvoir se retrouver dans ce qu’ils mangent ; ils veulent en connaître la provenance. Le “storytelling”, cet art de raconter une histoire autour d’un produit, d’une marque, est très important dans le secteur alimentaire. » Avec des projets tels que le Street Food Festival, le Zürcher Wienachtsdorf sur la place Bellevue et le marché de Noël Heiliger Bimbam!, ce sont de véritables plateformes qui sont créées pour tous ceux qui ont des produits intéressants à proposer.

« Nous évitons de poursuivre des tendances éphémères, nous recherchons davantage des tendances à long terme. », explique le chef de produit Victorinox, Toni Haberthür. Le jeune chef Nenad Mlinarevic partage le même point de vue : « Bauernschänke a pour vocation d’être un restaurant moderne, mais notre cuisine doit être ouverte à tous et offrir du plaisir sans imposer de règles. J’aimerais offrir à mes clients des plats intemporels qui pourront toujours être dégustés et appréciés dans 20 ans. »

Pour lui, la constance est plus importante que la créativité.

La durabilité joue également un rôle important dans tous les domaines liés aux plaisirs de la table. « Nous devons tenir compte des ressources dont nous disposons », estime Vania Kukleta. « Nous devons nous demander “comment puis-je utiliser les restes dans la cuisine ?” ou encore “comment dois-je organiser un événement pour réduire la production de déchets au minimum ?” et cela encore plus dans le futur. »

À la question posée par la modératrice sur ce qu’un bon couteau doit être capable de faire, Nenad Mlinarevic a la réponse immédiate :

« Un bon couteau doit satisfaire trois critères : il doit avoir un bon tranchant, être ergonomique et offrir un joli design. » Il entretient d’ailleurs un lien très particulier avec les couteaux Victorinox : « Lorsque j’ai commencé ma formation à 16 ans, le premier couteau que j’ai eu entre les mains était un Victorinox. Depuis ce jour, ces couteaux m’accompagnent partout », explique le jeune chef zurichois.

L’avis de professionnels comme Nenad est essentiel au développement de produits pour les couteaux Victorinox, reconnaît Toni Haberthür. « Il y a un long chemin entre le concept et le produit. » Grâce à ce partenariat avec Nenad, Victorinox a participé à son projet passionnant à la Stadthalle. Les couteaux de la collection Swiss Modern étaient utilisés en cuisine comme à table. « C’était comme réaliser des essais, car l’expérience vécue dans ce restaurant éphémère nous a permis de fignoler ces couteaux et de les perfectionner encore davantage, tant du point de vue visuel que fonctionnel », a ajouté Haberthür.